Paléographie en ligne

Vous rencontrez des difficultés à lire les documents anciens ?

La forme des lettres a évolué au fur et à mesure des siècles, et dépend, comme aujourd’hui, des scribes. Lire des textes anciens n'est pas évident et nécessite patience, méthode et persévérance afin d’exercer l’œil à reconnaître les caractères d’antan. C'est pour vous exercer, que nous publierons régulièrement sur cette page, un texte étudié dans le cadre des séances de paléographie des Archives.

Depuis 2019, une convention de partenariat a été établie entre les Archives départementales et l'Association de généalogie des Hautes-Alpes pour l'animation des séances de paléographie. Les textes que vous trouverez ci-dessous ont été étudiés lors des séances de lectures animées dans notre salle de lecture dans le cadre de ce partenariat.

Pour chaque texte, vous retrouverez quelques lignes de contexte, le niveau de difficulté (débutant/confirmé/expert). Le texte original et sa transcription sont disponibles au téléchargement.

Il existe de nombreux ouvrages pour vous aider à progresser dans la méthode et la lecture des textes anciens. Vous trouverez les références de ces ouvrages dans notre catalogue de bibliothèque, en cliquant ici. Ces derniers peuvent être consultés en salle de lecture. Des explications existent également sur différents sites Internet, vous pouvez par exemple jeter un oeil ici, mais de nombreuses pages ou blogs personnels valent aussi le détour.

Bonne lecture et bons exercices !

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[#4] Bail de l'école de Villar-la-Beaume

L’éducation des jeunes est une compétence des communautés, qui l’exercent en passant des contrats pour la saison scolaire avec des maîtres d’école du pays.

On notera la précision de la durée du contrat ( 9 mois et six jours ) . A partir du mois de mai, la période scolaire s’achève car les travaux des champs commencent et les jeunes y sont occupés.

A noter aussi l’obligation pour le maître d’apprendre à prier Dieu – Alors que l’Edit de Nantes vient d’être aboli, il est essentiel pour les responsables de l’époque de promouvoir le retour des jeunes à la religion du Roi. Le document est conservé aux Archives départementales des Hautes-Alpes sous la cote 1 E 379.

NIVEAU : confirmé

ANNÉE DU TEXTE : 1689


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[#3] Supplique pour une vigne à Puymaure

La requête est présentée le 29 septembre 1589, c’est-à-dire au moment où les guerres de religion sont à peu près terminées à Gap. L’année précédente, pour mieux tenir en main la ville de Gap, François de Bonne, duc de Lesdiguières, a fait rebâtir la citadelle de Puymore [Puymaure] en dix jours. Le document est conservé aux Archives départementales des Hautes-Alpes sous la cote G 1658.

 

NIVEAU : confirmé

ANNÉE DU TEXTE : 1589


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[#2] Arrêt du Parlement sur les usuriers

La chasse aux usuriers, accusés d’appauvrir le pays est menée en Dauphiné par le Parlement de Grenoble. Cette chasse est d’autant plus sévère que la période troublée des guerres de religion, commencée sept ans plus tôt, est propice à tous les excès. Le document est conservé aux Archives départementales des Hautes-Alpes sous la cote G 1626.

 

NIVEAU : confirmé

ANNÉE DU TEXTE : 1567


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[#1] "Escartonnement" du blé dans le Queyras

Ce texte traite de la répartition d’une charge entre plusieurs communautés. En Queyras, comme dans le reste du Briançonnais, cette répartition est appelée « escartonnement », terme qui a donné son nom au territoire lui-même (escarton). Le Queyras est l’un des cinq escartons du Grand Briançonnais, les autres étant ceux de Briançon, Oulx, Valcluzon et Château-Dauphin. En Queyras, "l’escartonnement" entre les sept communautés locales est fait sur la base d’un calcul proportionnel basé sur les « servants » [« servients » dans le texte présenté] qui correspondent grosso modo aux feux fiscaux du reste du Dauphiné. Le Queyras compte 117 servants, dont le texte donne la ventilation entre les villages.

En ce mois de mars 1593, le trône d’Henri IV est contesté par les souverains catholiques des pays voisins, et notamment le Duc de Savoie. Pour contrer cet adversaire entreprenant, le duc de Lesdiguières apporte son soutien aux vaudois du Val de Luzerne, sujets protestants du duché de Savoie. D’où sa décision de transférer dans cette vallée une importante quantité de blé, peut-être pour y créer une tête de pont militaire. Précaution qui s’avérera superflue : en juillet 1593, Henri IV met fin aux hostilités en se convertissant à la religion romaine. Le document est conservé aux Archives départementales des Hautes-Alpes sous la cote E 358.

NIVEAU : confirmé

ANNÉE DU TEXTE : 1593